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Notre-Dame de Lumière
Retraite du 19 au 21 mars 2015 PDF Imprimer Envoyer

Horaire de la retraite à Lumière

les 19-20-21 mars

le 19 mars:

  • 9h30, premier entretien

  • 11h30, Eucharistie dans la crypte

  • 12h, repas tiré du sac.

  • 14h30: deuxième entretien.

  • fin de la journée à 16h30.

le 20 mars:

  • 9h30: premier entretien

  • 11h30, Eucharistie dans la crypte

  • 12h; repas tiré du sac

  • 15h, chemin de croix dans la colline ou dans l'église.

  • 16h30, fin de la journée.

le 21 mars:

  • 9h30, premier entretien

  • 11h30, Eucharistie

  • 12h, repas tiré du sac

  • 14h30, deuxième entretien qui résumera les trois jours.

  • 17h, célébration pénitentielle avec les prêtres du doyenné.

  • 18h, fin de la retraite.

 

 
La Transfiguration (2ème dimanche de carême) PDF Imprimer Envoyer

HOMELIE DU 2° DIMANCHE DE CARÊME B Par JO HEHN

 

L’Evangile du jour nous présente trois personnages importants qui me parlent (chacun à sa manière) du Carême : JESUS, MOÏSE, ELIE.

JESUS, par sa transfiguration, me montre que le Carême n’est pas une fin en soi : on ne fait pas Carême que pour faire Carême, comme on ferait le Ramadan, que pour le Ramadan : le Carême nous oriente vers Pâques. N’oubliez pas que, lorsqu’au 4° siècle, l’Eglise a institué ce temps privilégié, c’était pour proposer aux Catéchumènes une dernière étape avant le Baptême, qu’ils allaient recevoir dans la nuit pascale, le baptême, sacrement de « l’illumination ».

2° personnage : MOÏSE. Par 2 fois, le livre de l’Exode dit que Moïse reste 40 jours et 40 nuits au sommet du Sinaï, en conversation avec Dieu, ne mangeant ni ne buvant. L’essentiel du Carême, ce ne sont pas les 2 jours de prières prescrits par l’Eglise et le maigre du Vendredi, mais c’est de se mettre en présence de Dieu, de vivre comme Moïse en « tête à tête » avec Dieu, attentif à sa parole pour en vivre.

Le 3° personnage : ELIE le prophète, en fuite devant l’infâme Jézabel qui a juré sa mort, est découragé. Il se couche à l’ombre d’un buisson et souhaite la mort. Par 2 fois, l’ange du Seigneur le réveille et lui propose du pain et de l’eau. Après s’être restauré, Elie se remet en route. Pendant 40 jours et 40 nuits, il marche jusqu’au mont Horeb (Sinaï), où il fera l’expérience de la présence de Dieu. Notre Carême n’est pas quelque chose de statique. Il est une marche, une progression dans la connaissance de Dieu, dans son amour, dans un engagement, toujours plus radical par les Catéchumènes.

3 aspects donc du Carême : orientation vers Pâques, symbolisée par la Transfiguration de Jésus, tête à tête, cœur à cœur avec Dieu dans la prière, proprement dans la vie de foi avec Elie, qui reprend la route et sa mission.

 

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à propos du temps de l’Avent, le Carême est un peu à l’image de la vie ou plutôt la vie est à l’image du Carême. JOB disait : la vie est une corvée, PAUL, lui, la regarde comme un entraînement sportif. Humainement parlant, la vie aboutit à la mort, nous serions tous des condamnés à mort, et le compte à rebours a commencé le jour de notre naissance. Mais aux yeux de la Foi, nous sommes des prédestinés à la gloire promise à la transfiguration de tout notre être, à la résurrection dont la transfiguration de Jésus est comme l’annonce et la promesse.

Un admirateur de Ste Thérèse d’Avila disait : cette femme a la tête au ciel et les pieds par terre ! En effet toute mystique qu’elle était, Ste Thérèse d’Avila a parcouru l’Espagne en long et en large pour réformer ou créer des carmels. Je trouve qu’elle est un exemple pour le chrétien moyen qui cherche à répondre à sa vocation. St Paul ne dit-il pas, dans ses lettres aux chrétiens, que leur pensée, leur tête doit être là où est le Christ, c’est-à-dire auprès de Dieu, dans le ciel. Paul ne parle pas des pieds, mais cela allait de soi.

Oui, soyons des hommes, des femmes dont la tête est au ciel, pas dans les nuages ni la tête en l’air, mais là où est notre vraie patrie, là où quelqu’un nous attend pour l’éternité !

Que la transfiguration de Jésus nous rappelle ainsi le but de notre vie et que Moïse et Elie nous servent de modèles et de guides pour vivre notre Carême et transformer notre vie de tous les jours en tête à tête, cœur à cœur avec Dieu et une marche, même si elle est clopin- clopan, vers la rencontre avec celui qui nous aime de toute éternité et qui nous invite un jour à partager sa joie sans fin.

 
Parabole du semeur : un commentaire de Simone Grava-Jouve PDF Imprimer Envoyer

 

Terre de rencontres

Eté : le Sud scintille de chaleur et bruisse des foules transhumantes qui viennent s'y distraire et s'y reposer. La Provence brûle de toutes ses pierres échauffées - maisons, pavés, murs et remparts, églises et monastères et tous les monuments témoins d'une très riche et très ancienne histoire... Tout cela fait en juillet, de cette terre hospitalière, jardin de fruits, de cigales et de fleurs, un modèle de luminosité dorée, et, par voie de conséquence, un centre de tourisme fort attractif. Mais, il y a quelques décennies, le père Robert Chave, prêtre d'Avignon, homme de foi aimant la vie, les hommes, et le théâtre, avait imaginé une voie pour semer une graine et ajouter une discrète dimension spirituelle à tous ces attraits : l'envie de faire se rencontrer ceux qui venaient à l'occasion du festival, et les inviter à se parler dans le projet d'une confrontation éventuelle avec la foi chrétienne. C'était, dans son esprit, une forme d'évangélisation très respectueuse des artistes qui s'y produisaient et des spectateurs qui s'y rendaient, car il s'agissait d'aller "voir et entendre", pour discuter ensuite des textes, des interprétations, des mises en scène, en «témoignant» de leur résonance dans une perspective chrétienne. L'idée qui fondait la démarche était simple mais forte : la culture et la foi ont quelque chose à se dire, toutes deux se questionnent et se nourrissent mutuellement, se provoquent parfois, tirent toujours profit de leur dialogue. L'association que le père Chave a imaginée s'appela donc « Foi et Culture », elle est toujours vivante, elle continue là où elle fut fondée, mais l'esprit qui l'anime dépasse largement, à mon sens, le festival d'Avignon : partout, en Provence, désormais, ont lieu des « rencontres » autour de thèmes divers où l'art, la culture, la musique, le théâtre, entraînent des émotions, des réflexions, donc des échanges possibles. Ces spectacles se tiennent parfois dans les églises, et quasiment toujours dans des lieux singuliers qui cherchent la beauté. Soyons attentifs, nous, chrétiens, à cette recherche et n'hésitons pas à dialoguer avec les artistes et avec les spectateurs. Le semeur fait tomber les grains là où il se trouve : certains sont perdus, d'autres ne mûriront pas, quelques-uns donneront du fruit en abondance (Mt 13), Dieu seul sait ce qu'il adviendra. Alors, comme le psalmiste (Ps 64) qui loue l'action fécondante du Seigneur, affirmons - en pensée et en actes - notre confiance en la Bonne Nouvelle dont nous avons à témoigner : « Ta parole germera... Tu prépares les moissons... Tu bénis les semailles... Sur ton passage ruisselle l'abondance... ».

Bon été à tous !           Simone Grava-Jouve